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Réunion préparatoire à l’appel à projets 2010-2014 sur les centres multimédias

23 novembre 2009

Réunion préparatoire à l'appel à projets 2010-2014 sur les

Jeudi 12 novembre 2009 à 14 heures les animateurs et leurs élus référents dans la collectivité étaient réunis pour prendre connaissance de la nouvelle procédure mise en place par le Sivu des Inforoutes de l’Ardèche pour le renouvellement du parc matériel du réseau de centres multimédias.
Cette nouvelle procédure est celle de l’Appel à Projets. Les collectivités, qu’elles soient tutelles d’un centre existant ou à créer, devront fournir un dossier détaillant le projet de vie du centre multimédia pour les années à venir, les activités qu’elles veulent mettre en place, les partenariats envisagés, et au final, les matériels dont elles auront besoin pour y parvenir, matériels qui seront financés et maintenus par le Sivu pendant les cinq années à venir.

Après avoir excusé le président Maurice Quinkal, retenu par d’autres obligations, Guy Fréry, qui coordonne l’accès public à Internet au Sivu, accueille les élus et les animateurs au nom de toute l’équipe.
Il resitue ensuite le contexte de l’appel à projets avec un diaporama résumant l’état des lieux de l’accès public à Internet, accompagné ou non, en Ardèche, et la nouvelle donne que cet appel à projet institue.
Il rappelle que :
- le dispositif est conventionnel et s’appuie sur les 3 documents présentés,
- l’ouverture hebdomadaire d’un centre est au minimum de 12h en libre-accès,
- les animateurs doivent pouvoir s’impliquer au niveau départemental et régional,
- l’évaluation des usages doit faire partie des activités du centre.

Sur ce dernier point, la réunion des animateurs le matin a permis de réfléchir sur les techniques et les méthodes d’utilisation du logiciel national expérimenté, Cartus. Il sert à connaître les tendances et les évolutions des usages, et peut donc servir à anticiper les usages et équipements.

Objectifs privilégiés :
Il exprime la position prise par les élus de la commission "accès publics" du bureau du Sivu, qui seront attentifs aux projets qui rejoindront ceux du Sivu, et notamment la visioconférence, l’utilisation des logiciels libres, la dimension de service public de proximité, etc..
Mais ces "passages notifiés" ne seront pas des "passages obligés".
La commission s’est interrogée aussi sur la gratuité de l’accès à Internet dans les centres multimédia, elle est déjà pratiquée par la plupart pour les demandeurs d’emploi, est-ce qu’elle ne peut pas être étendue à d’autres catégories de population, voir à tous ?

Financement :
Pour cette prochaine opération, le sivu financera seul, puisqu’il n’y aura pas de financement à 60% du CG 07 comme en 2005.
L’équipement moyen sera de 11 250 euros par centre. Mais c’est une moyenne, et il n’y pas de plafond individuel, seulement un budget global. Les dotations accordées seront individualisées et dépendront du contenu des projets, du nombre de projet, du coût des projets.

La parole est ensuite donnée aux participants. Les questions-réponses suivantes retracent les principaux échanges.
- Une bibliothèque peut-elle postuler dans le cadre de cet appel à projets ?
M. Roche, membre de la commission acquiesce : La politique du bureau favorisera ceux qui présenteront des projets solides. Rien n’empêche une bibliothèque dont le fonctionnement est bien structuré de présenter un dossier.
M. Picheral, également membre de la commission : L’évaluation est toujours difficile sur un projet écrit et il sera difficile de savoir s’il est crédible. D’une certaine façon, la commission cherchera objectivement à savoir si les élus et techniciens portent le projet de façon effective, et s’ils offrent des gages sur sa pérennité..

- Si le projet dure 5 ans, peut-on étaler l’investissement ? Est-il imaginable de phaser les apports en matériel ?
Oui, cela peut-être envisagé.

- L’équipement doit-il être centralisé à un seul endroit ou cela peut-il être dans des lieux distincts ?
Cela dépend du projet, mais techniquement une telle organisation est moins facile et accroît les frais de maintenance

- Le nouveau matériel, notamment les stations passives, sera-t-il compatible avec les équipements plus anciens ?
Le matériel sera du matériel réseau, c’est du matériel compatible. Le problème qui risque de survenir avec la fibre optique est plutôt la question du coût de la connexion qui sera plus élevé.

- Pour répondre à l’appel à projets, un CCM a-t-il nécessairement besoin d’un nouveau projet s’il a déjà des activités stabilisées et qu’il n’en a pas de nouvelles en vue ?
Non, ces activités courantes peuvent tout à fait constituer le projet.

- Quels changements la connexion par la fibre optique apportera-t-elle ?
La fibre optique apporte le dégroupage total et il n’y a pas de limites de débit. Chaque opérateur est ensuite libre de se rattacher ou pas. On double le réseau de France Télécom et il y aura une ouverture à la concurrence. Il n’y a pas de changements qualitatifs (de débit) mais financiers car les coûts de connexion seront plus élevés.

- Quelles seront les relations avec le Sivu si la collectivité adhérente confie l’activité à une association ?
Même si l’activité est déléguée à une association, le sivu s’adressera toujours à la collectivité, avec qui elle conventionne. A la collectivité de conventionner avec son délégataire. Des cas tripartites existent déjà aujourd’hui ("MJC-mairie-sivu").

- Quel sera l’apport du Sivu, pour la connexion fibre, par rapport à un fournisseur classique ?
Les intérêts, par rapport au choix d’un fournisseur d’accès classique, sont les suivants :
- connaissance préalable du centre par les techniciens du Sivu qui ont eux-mêmes installé le matériel,
- le sivu assiste les utilisateurs par téléphone et sur site, effectue la maintenance et le dépannage en cas de besoin.
- son offre sera tout à fait concurrentielle au niveau des tarifs

Concernant la question qui a été posée sur la reprise de l’ancien matériel par le sivu, elle a été remise à la commission chargée du dossier.

Comme beaucoup de questions portent sur la nouvelle infrastructure déployée par le Sivu à partir d’Alixan (hébergement ADTIM), un point est fait par Henry-Pascal Eldin, administrateur du réseau, sur la nouvelle plate-forme basée à Alixan.
Depuis 1996, les serveurs étaient hébergés au Cheylard. La plateforme était devenue hétéroclyte, et le débit de la liaison louée posait problème. Sur ces constats, il a été décidé que les serveurs seraient installés à Alixan, sur le principal nœud de connexion créé par le syndicat Ardèche-Drôme-Numérique, dont le délégataire est ADTIM..
Le déménagement a commencé et s’accompagne de l’acquisition de nouvelles machines. Il permettra d’héberger des serveurs de collectivités, à des coûts très intéressants. Il est synonyme d’une qualité de service plus grande, et permet de renouveler la totalité de l’équipement, de servir les points de visioconférence dans des conditions de confort inconnues jusque là.

Daniel Suswalak, directeur général des services, insiste sur le fait que, grâce au déménagement, les services du sivu seront de nouveau crédibles. Le déménagement a un coût, la bande passante a également un coût, les tarifs seront donc augmentés, mais resteront concurrentiels, et la qualité des services sera améliorée.

Pour de nombreux élus et animateurs présents, la date limite de dépôt des dossiers annoncée, qui était de fin décembre, est jugée trop proche, il est donc remis à la commission de décider de la conserver ou de la reculer.

Guy Fréry attire l’attention des participants sur l’accessibilité aux centres, qu’il est préférable de prendre en compte dans les projets. En effet, un grand nombre de centres ne sont pas aux normes. Si la commission le décide, le non-respect des normes pourra être un critère de non-sélection du projet.

Les dossiers pourront intégrer un projet de visioconférence. Le plan départemental du Sivu prévoit l’équipement d’une douzaine de sites. Un certain nombre de points ont déjà été validés mais la totalité du territoire n’est pas couverte, le critère étant la demi-heure de route pour rejoindre une point de visio. Les centres peuvent donc encore rejoindre ce réseau. Ils pourront ainsi bénéficier de l’équipement suivant : grand écran de TV, connexion IP fixe, débit suffisant.
- La collectivité a le choix de faire payer ou non le service, de gérer la salle comme elle le veut.
- La seule contrainte est que le lieu soit ouvert.
- La réservation et la maintenance seront réalisées de façon mutualisée par les Inforoutes.
S’il y a des demandes de points de visioconférence par les centres multimédias, Daniel Suszwalak indique qu’il est préférable de le contacter en amont pour qu’il puisse valider l’intérêt de leur candidature pour le réseau en construction.

Afin de faciliter la rédaction des dossiers, Guy Fréry communiquera une grille de réponse aux collectivités.

Enfin, il est signalé que l’appel à projets sera communiqué à toutes les collectivités adhérentes.

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