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Projet cartable numérique de Montpezat : points d’étape

27 novembre 2001

Projet cartable numérique de Montpezat : points

Points d’étape :
- 25/02/2002
- 27/11/2001

Point d’étape du 25-2-2002

Danielle Geneston (anglais et professeur relais)
Valérie Mély (français)
Josiane Théron (SVT)
Catherine Challaye (histoire-géo)
Jack Laffrat (maths)
Nicolas Mutin (techno et gestionnaire du réseau)
Philip Benz (coordinateur de formation)

Ces derniers mois ont été très positifs pour la progression du projet Cartable numérique. Les élèves sont très à l’aise avec les logiciels de bureautique, au point où ils découvrent eux-mêmes de nouvelles fonctions ou créent des documents sans l’appui du professeur. Ainsi, en français et en anglais, les élèves ont envoyé spontanément le travail fait en classe à un autre élève absent pour cause de maladie. Un élève en français a fait de son propre chef une présentation Power Point sur Victor Hugo. Un autre, en anglais, a envoyé un enregistrement mp3 de sa récitation d’un texte de son livre. Dans l’ensemble donc les élèves maîtrisent les outils et commencent à montrer leurs acquis du travail en autonomie.

En SVT et en histoire-géo, les élèves ont la chance d’avoir un outil très perfectionné de cours en ligne, le "i-manuel". Les deux professeurs s’en servent en classe, en préparant au préalable des séquences à partir de documents en ligne qui complètent les quelques pages du manuel papier. Les élèves peuvent y accéder chacun sur son ordinateur dans la salle réseau du projet, soit pour lire les information présentées, soit pour faire de véritables exercices en ligne, qui sont corrigés automatiquement sur le site. Les professeurs leur ont signalé également des documents à lire à la maison, en devoir, et ils commencent à leur donner des exercices en ligne à faire à la maison aussi.

En techno, le professeur leur signale des sites web pour aller plus loin, pour approfondir à la maison l’enseignement donné en cours, et les élèves travaillent aussi de façon autonome sur un site consacré à l’apprentissage du clavier et de la dactylographie, compétence nécessaire afin de soutenir le progrès dans les autres matières.

En maths, les élèves regardent souvent des projections de corrections d’exercices, faites sur le champ, qui leur permettent de mieux comprendre les problèmes. Ils travaillent aussi en classe avec le logiciel Trans-Maths qui comprend à la fois des démonstrations et des exercices interactifs à faire.

Dans toutes les matières, les élèves commencent à maîtriser la prise de notes sous word, ou sont en voie de le faire. L’écriture des formules en maths pose quelques problèmes supplémentaires, mais d’ici quelques semaines les élèves devraient être performants dans cette matière aussi. Nous avons aussi remarqué que quelques élèves étaient gênés du fait de ne pas posséder une imprimante à la maison. Il semblerait que les parents, et les élèves eux-mêmes, attachent encore beaucoup d’importance à posséder "en vrai" une feuille imprimée avec leurs productions dessus, pour que leur travail puissent rentrer dans un dossier classique plutôt que de rester à l’état virtuel à l’écran de l’ordinateur. Certes, à l’occasion les élèves peuvent imprimer des documents en cours, dans la salle réseau du projet, mais nous n’avons pas encore résolu tous les problèmes du partage de documents entre la maison et la salle de classe.

Nous sommes en effet confrontés actuellement à un problème de missions qui nous freine dans la mise en place de "Quickplace," l’outil de communication et de partage de documents en ligne qui devait faire le lien entre la maison et la salle de classe. Pour faire face aux lenteurs d’accès aux serveurs aux heures de pointe, nous avons voulu mettre en place une synchronisation automatique qui permettrait aux élèves de trouver tous les soirs les documents sur lesquels ils ont travaillé en classe pendant la journée, et le lendemain matin de trouver les documents sur lesquels ils ont travaillé la veille au soir à la maison. Pour l’instant nous n’avons pas pu trouver l’interlocuteur qui puisse nous aider à mettre en place cette synchronisation automatique sous Harpe, le logiciel réseau de la salle du projet, mais sans doute entre le Guichet Unique, la Mission TICE et le CARMI, nous trouverons bientôt le moyen de surmonter ces difficultés.

C’est valorisant, mais parfois difficile de travailler dans un projet "expérimental" de cette sorte. Les structures académiques ne sont pas forcément adaptées au soutien de ce genre de projet innovant, et nous nous sommes très vite rendu compte qu’il ne suffit pas d’acheter une montagne de matériel pour assurer la réussite d’un tel projet. Certes, les divers partenaires du projet Cartable numérique ont investi des sommes considérables dans l’achat du matériel et des logiciels qui constituent la fondation du projet ; mais le soutien logistique et la création pédagogique afin de réaliser les objectifs du projet restent un défi de tous les jours. C’est pour cela que notre équipe continue de se réunir toutes les semaines, afin de réfléchir ensemble, de partager nos connaissances, et de concevoir les nouvelles pratiques qui marqueront la spécificité de cette expérimentation Cartable numérique.

Bientôt, nous devrions aussi être en mesure de dialoguer avec les acteurs dans les autres projets Cartable numérique de l’académie. Cela permettra aux professeurs de chaque discipline de sortir de l’isolement et de confronter leurs idées à celles des collègues travaillant ailleurs dans la même discipline qu’eux. La Mission TICE a mise en place une liste de diffusion spécifique pour favoriser ces échanges, et nous trouverons bientôt aussi, je crois, une date pour une réunion présentielle, malgré les distances qui nous séparent. La Mission TICE a pu ainsi faciliter la progression d’un certain nombre de dossiers, prenant ainsi le relais en l’absence de Conseiller TICE dans notre académie, ce qui nous permet d’avancer sur des bases plus solides tout en travaillant de notre côté sur les questions pédagogiques. Le soutien de l’académie, et celui des autres partenaires du projet, est précieux, tout autant que l’engagement des professeurs impliqués dans ce projet au collège de Montpezat. C’est uniquement en travaillant ensemble que nous pourrons surmonter nos difficultés et mener ce projet au bon port.

Compte rendu de réunion préparé par Philip Benz, coordinateur de formation du projet Cartable numérique de Montpezat

Point d’étape du 27 novembre 2001

- Les élèves sont de plus en plus à l’aise avec l’utilisation de leurs ordinateurs portables à la maison. Ils envoient régulièrement des mèls à leurs professeurs (notamment en français et en anglais) et les uns aux autres, autant pour découvrir ce que c’est que la communication que pour échanger des informations. En anglais, Mme Geneston a envoyé une présentation Power Point à ses élèves pour les révisions de cours, et un élève qui n’avait jamais dépassé la moyenne à pu avoir 18 à son examen. En histoire-géo, les élèves ont pu faire un QCM du "i-Manuel" avec Mme Challaye, et en maths avec M Laffrat les élèves ont pu utiliser à quatre reprises depuis deux semaines leur nouveau logiciel "Trans-Maths", avec beaucoup de succès.

- Nous constatons des disparités dans le temps de connexion des élèves, qui témoignent sans doute de leur niveau de maîtrise de l’internet. Certains élèves gèrent manifestement leurs connexions de près, puisqu’ils ont plafonné à environ 14 heures par mois, alors que d’autres ne sont qu’à 10 minutes de connexion, et n’ont vraisemblablement travaillé qu’en local pour l’instant.

- Le stage IUFM - formation continue prévu avec Serge Domas commencera bientôt et sera encadré par des intervenants en techno, SVT et français. Pour les autres matières, à savoir l’histoire-géo, l’EPS et les maths, nous chercherons des intervenants locaux. Pour l’instant nous n’avons pas eu de retour de l’Académie, à part l’IPR d’histoire-géo, qui a envoyé des informations sur plusieurs sites d’intérêt pour la matière.

- Plusieurs collègues ont pu montrer leurs réalisations pédagogiques, sous forme de présentations Power Point, notamment Mme Geneston en anglais et Mme Challaye en histoire-géo. Un élève a même envoyé spontanément sa propre production avec Power Point, ce qui montre à quel point ce logiciel est simple et polyvalent.

- Nous avons pu préciser la définition des rôles de trois professeurs au sein du projet, Mme Geneston qui sert de "professeur relais" entre les différents partenaires du projet, M Mutin qui intervient en tant que gestionnaire du réseau et qui aidera ses collègues à mieux connaître Harp et à gérer les petits problèmes (plantages intempestifs, etc) lors du prochain réunion de l’équipe le lundi 10 décembre, et M Geneston qui s’occupera du dossier "SOS-portables" lorsque des pannes surviendront avec les ordinateurs portables des élèves ou des collègues.

- Bientôt les derniers problèmes techniques seront pris en main, les professeurs de plus en plus formés et les élèves plus actifs et éveillés à l’utilisation de l’outil informatique. Nous pouvons dire qu’en ce mois de décembre le projet cartable numérique de Montpezat prend son véritable envol et passe du stade de l’expérimentation à celui de la pratique quotidienne.

Compte rendu de réunion préparé par Philip Benz, professeur coordinateur du Projet Cartable numérique de Montpezat.

Philip.Benz@ac-grenoble.fr
Lycee Astier, Aubenas

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