Accueil > Les actualités > Le cloud pour les collectivités

Le cloud pour les collectivités

27 novembre 2012

Le cloud pour les collectivités

Le 21 septembre 2012, à Nice, s’est tenu un colloque sur le thème : "Les collectivités territoriales et le cloud : dans le nuage ou dans le brouillard ?" A cette occasion, le SIVU des Inforoutes y assistait en tant qu’auditeur. Qu’est-ce que le cloud, quels sont les bénéfices pour les collectivités, quels sont les problèmes de confidentialité… sont quelques-uns des points abordés lors de cette journée.

PDF - 996.8 ko
Télécharger la synthèse complète du colloque

La plupart des services d’e-administration proposés par les Inforoutes sont déjà en mode cloud. Cette logique va s’accentuer avec la création prévue d’une salle blanche dans nos locaux de Privas, d’ici septembre 2013. Mais qu’est-ce que le cloud ?
Le terme apparaît fin 2008 et depuis, on n’arrête plus d’en entendre parler. Mais de quoi s’agit-il ? En deux mots, adopter le cloud consiste à abandonner nos serveurs informatiques locaux au profit de serveurs distants, partagés avec d’autres usagers.

Des données hors des collectivités

Qui dit infrastructure dans les nuages dit stockage des données des collectivités à l’extérieur de leurs murs. Il y a dans nos collectivités un attachement fort à la donnée, qu’il soit rationnel ou pas. Les usagers n’aiment pas l’idée que leurs données ne soient pas physiquement près d’eux. Cet éloignement est assimilé à une perte de contrôle.
Il y a en plus une contrainte juridique tangible : aujourd’hui, une collectivité n’a tout simplement pas le droit d’envoyer des données en dehors de l’Europe. Héberger ses mails chez Google, c’est se mettre en infraction vis-à-vis du droit national et européen.
La réglementation interdit aussi aux collectivités de confier l’archivage définitif de leurs documents à un prestataire externe. Ceux-ci doivent rester dans les locaux même de l’administration qui en a la charge.

En contre-partie, il y a un chiffre marquant : 80 % des délits sont commis à l’intérieur même des structures.

Que dit la loi ?

Le référentiel général de sécurité
Le RGS définit les règles de sécurité qui s’imposent aux autorités administratives dans la sécurisation de leurs systèmes d’information et plus particulièrement s’agissant des téléservices mis en oeuvre. Il entre en application en mai 2013. Voir le référentiel sur le site du gouvernement

Andromède, le projet national

L’État a lancé un projet de nuage hébergé sur le territoire national. Ce projet se nomme Andromède. Le projet s’est scindé en deux initiatives pesant chacune 250 millions d’euros, financées pour un tiers par le grand emprunt : Numergy avec SFR Business Team et Bull et Cloudwatt avec Orange et Thalès. Ces projets doivent encore se concrétiser et démontrer qu’ils répondent à nos attentes.

Deux exemples

Deux exemples de collectivités ambitieuses qui se sont lancé dans des projets d’infrastructure pour devenir elles-mêmes leur propre fournisseur :
- le projet initié conjointement par l’agglomération du Grand Lyon et le SITIV, un syndicat informatique composé de plusieurs villes de l’agglomération lyonnaise.
- l’exemple du département des Côtes d’Or.

Quels bénéfices apportent le cloud ?

- Pour les travailleurs nomades, le télétravail ou les agents mobiles sur le territoire.
- Une simplicité de gestion pour les directions informatiques.
- La durée de vie du poste est augmentée et on gagne également en sécurité. Les données n’étant plus stockées sur les machines des agents, leur vol n’est plus une menace en matière de confidentialité.
- Rendre service en matière d’outils collaboratifs dont la standardisation est plus simple à imposer que pour un progiciel métier.
- Avec la dématérialisation, nécessité d’aménager le territoire pour rendre la donnée disponible partout.

Un projet d’avenir

Départements, régions et gouvernement sont sensibles à la nécessité d’aménager le territoire pour rendre la donnée disponible partout. Les collectivités doivent être dans le mouvement, et dépasser les peurs et les difficultés budgétaires. Il faut se donner moyens de répondre aux attentes de nos usagers, qui sont tout autant administrés que citoyens, pour qu’ils aient accès aux collectivités territoriales et à leurs services.

[Aller en haut de page]