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L’évolution des missions 1996-2009

27 août 2009

A l’origine essentiellement tournée vers l’équipement des communes adhérentes en matériels informatiques et logiciels internet, et l’expérimentation des NTIC, la mission du Syndicat mixte des Inforoutes s’est avec le temps de plus en plus concentrée sur les services aux collectivités...

En 1996, lors de la première année pleine suivant la fondation du syndicat, c’est la mission d’équipement qui prime :
- équipement des écoles en ordinateurs
- équipement à partir de 1996 de centres d’accès à Internet (centres multimédias).
Cet équipement se fait sur les fonds propres du Syndicat, abondés jusqu’en 2002 par une subvention de France Télécom, et à partir de 1996 par une subvention du conseil général de l’Ardèche pour les équipements communs (plateforme de serveurs du Cheylard) et espaces publics numériques (premiers centres multimédias à Guilherand, Lamastre, etc.).
Elle est dès 1997 accompagnée d’un programme important de formation des équipes pédagogiques des écoles à l’utilisation de l’outil informatique et à l’initiation aux principales fonctions d’Internet (messagerie et web).
Une convention lie le Syndicat des Inforoutes à la fédération des CIVAM pour la réalisation de "pages web communales".

A partir de 1999, le Syndicat mixte des Inforoutes mène en parallèle plusieurs expérimentations :
- sur les systèmes d’information géographique (en local et en ligne sur une base ESRI-ArcView)
- sur la messagerie unifiée (email<->voix<->fax)
Il participe jusqu’en 2001 à un programme européen, Nitoura, aux côtés de collectivités irlandaises, suédoises, portugaises et allemandes, qui lui permettra d’explorer les nouveaux services innovants apparaissant sur Internet à destination des PME et TPE.
Il met en service un pont de visioconférence sur technologie Numeris.
Il continue de faire migrer les communes adhérentes vers la messagerie électronique et la mise en ligne, de leur patrimoine bâti, touristique, événementiel.
Il organise la communication des réseaux constitués avec les mairies adhérentes, les écoles, les points d’accès publics par la mise en place de listes de diffusion.
A la fin 1999, 214 écoles et 15 centres multimédias sont équipés et raccordés à Internet. Les secrétaires de mairie rejoignent les instituteurs dans le programme de formation.

En 2000, le Syndicat mixte des Inforoutes met en valeur les données récoltées auprès des communes adhérentes par l’affichage des pages communales sur son site web, à l’aide d’une technologie de portail.
L’équipe met aussi en place des services internet, comme la télé-déclaration d’écobuage, la consultation des données cadastrales, l’agenda partagé, la gestion du cimetière, la réservation de ressources..., qu’il regroupe sous l’accès unique AMI : applications pour les mairies sur intranet.
L’année 2000 voit aussi une coopération renforcée avec le conseil général de l’Ardèche se mettre en place. L’étude qu’il a commandée au cabinet Mutandi recommande un partenariat étroit et renforcé pour faire du Syndicat le "pôle public départemental de ressources NTIC", pour la promotion des usages et l’accès du public aux TIC, et confirme particulièrement sa vocation de centre de ressources TIC pour les communes.
La dimension expérimentale du SIVU se poursuit à travers le programme d’internet haut-débit par radio (MMDS-WADL) grâce à une dérogation de l’ART [1] qui lui permet d’utiliser une haute fréquence radio pour la diffusion d’Internet, projet soutenu par le CIAT [2] (Datar) et le FEDER [3](UE). La fréquence sera restituée en 2005, sur demande de l’ART, pour être remise dans le pot commun qui servira aux déploiements du WiMax. Fin 2001, le SIVU commence déjà à s’intéresser à la télé-transmission des actes des collectivités au contrôle de légalité.

En 2002, le Syndicat participe, avec la chambre de commerce d’Annonay, à la fondation de "Cybardèche" une association dédiée au développement des usages des TIC dans le monde des entreprises.
Il suit de près les projets gouvernementaux relatifs aux téléprocédures et collabore, aux côtés d’Alain Risson, maire de Gluiras et rapporteur de la commission TIC à l’AMF [4], à la fondation de l’ADEP [5].
Parallèlement, dans le domaine expérimental, il lance l’application « oudormir-ardeche », par un partenariat avec l’UDOTSI [6] qui permet aux touristes de trouver un hébergement de dernière minute
Enrichissement de la gamme des services à disposition des communes (AMI) avec la gestion des congés, et l’enregistrement du courrier.

2003 : c’est la fin du subventionnement de France Télécom, et le démarrage de l’opération "Un PC par classe" en partenariat avec le conseil général qui finance l’équipement informatique à 80% dans les écoles (70% pour les bibliothèques, 60% pour les CCM [7] et qui s’étalera sur 4 années. A l’occasion de ce basculement dans le financement des projets du SIVU, on change également le modèle économique pour l’équipement des écoles et des bibliothèques. Le SIVU investit au nom de ses adhérents, reçoit la subvention du conseil général et rétrocède les matériels aux communes qui prennent une partie de la charge d’investissement (20 à 30%) et les amortissent. Il devient ainsi centrale d’achat.
L’investissement dans les centres multimédias reste mutualisé.
Le CG 07 participe également au financement du fonctionnement du Syndicat.

Lors de l’année 2004, le gouvernement décide de libéraliser la vente des domaines géographiques en .fr. Le Syndicat décide de protéger les noms de domaine des communes ardéchoises, en les déposant auprès de l’AFNIC [8], qui est la seule institution habilitée par l’État à enregistrer les noms de domaine en .fr, et dont il est membre associé. Cette action concerne toutes les communes de l’Ardèche (nomenclature de l’INSEE [9] ), par un conventionnement avec l’association des maires de l’Ardèche (AMA) pour les communes non adhérentes. Le domaine reste à la disposition de la commune qui peut l’exploiter ou non, le transférer ou pas chez un autre hébergeur.
C’est la première année également pour laquelle le Syndicat conventionne avec la région Rhône-Alpes sur des actions "utiliser ses savoirs-faire et le réseau des centres de communication multimédia pour favoriser la diffusion capillaire de l’offre de formation en Ardèche", après une action réussie de FOAD [10] avec l’AFPA Valence [11] sur la formation de secrétaires-comptables à domicile..

En 2005, c’est le début du renouvellement des équipements de tous les centres multimédias, qui se prolongera en 2006. C’est aussi la fin du projet MMDS, qui incite le SIVU à expérimenter les connexions Internet par WiFi sur les zones blanches, notamment à Saint-André de Cruzières.
Mais la dimension expérimentale du syndicat se réduit et l’accent est mis sur un développement important des services aux communes. Le comité syndical du 21 décembre 2005 fait des choix stratégiques en ce sens et demande à toute l’équipe de se mobiliser pour ce développement. Il est décidé :
- d’explorer les voies pour s’intégrer dans les logiciels de gestion communale
- de promouvoir la dématérialisation des marchés publics qui a été mise en place dans le courant de l’année et la télé-transmission des Actes
- de proposer des services informatiques (matériels, logiciels, réseaux, ...) aux mairies et ne plus se cantonner aux domaines scolaires et de l’accès public.
C’est dans cette optique que le Syndicat adhère aussi à l’ADULLACT [12].

Ces décisions préparent la décision prise en 2006 par le bureau de proposer au comité syndical l’augmentation de la cotisation des communes, pour maintenir l’emploi et faire face à l’accroissement important de l’activité du syndicat.

En 2007, une nouvelle offre est faite aux adhérents : la "signature électronique" qui leur permet de disposer de certificats d’authentification et de signature, utile à beaucoup de télé-procédures (marchés, actes, helios, etc). Cette offre est le fruit d’un partenariat avec Chambersign, l’un des leaders français du domaine, dont le SIVU est désormais l’AED [13] en Ardèche. Le SIVU revient également sur le marché des FAI [14] en proposant de nouveau des prestations d’accès, en ADSL.

2008 et 2009 sont des années de consolidation des services offerts. Le Syndicat répond à l’appel à candidatures de la région Rhône-Alpes pour développer, notamment, deux nouveaux services : les visio-accueils et le bureau virtuel dans le cadre d’un programme "TIC et développement durable en Ardèche". Ce programme lui permet aussi de renforcer son action pour la promotion d’outils qu’il connaît bien : les logiciels libres.
Le Syndicat décide également d’investir pour mettre en place une offre de visioconférence professionnelle sur IP.
En outre, un nouveau plan massif d’équipement concernera 50 écoles ardéchoises rurales dans le cadre du programme "école numérique rurale" promu et subventionné par l’État. Il s’étalera sur l’année scolaire 2009-2010 et provoque l’embauche de deux CDD au Syndicat.

En 2010 le Syndicat fait l’acquisition d’un pont de visioconférence et commence le maillage d’un réseau de salons de visio-professionnelle en collaboration avec les collectivités partenaires. La plate-forme du Cheylard est migré à Alixan. 50 serveurs sont renouvelés.

[1] Autorité de régulation des Télécommunications

[2] Comité interministériel d’aménagement du territoire

[3] Fonds Européen de Développement Régional

[4] Association des maires de France

[5] Association pour le développement des téléprocédures

[6] Union départementale des offices de tourisme et syndicats d’initiative

[7] Centres de communication multimédia

[8] Association française pour le nommage Internet en coopération

[9] Institut national de la statistique et des études économiques

[10] Formation ouverte à distance

[11] Association française pour la formation professionnelle

[12] Association des Développeurs et des Utilisateurs de Logiciels Libres pour l’Administration et les Collectivités Territoriales

[13] Autorité d’enregistrement déléguée

[14] Fournisseur d’accès internet

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